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Hémisphère de Yang

Ceci est exquis, ceci est la paix...

Corps, Parole, Esprit

Esprit Corps Parole
 
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5/28/2007

Interview Alexandra David Neel

 
Alexandra David-Néel
envoyé par peace4all
3/11/2007

Mantra

 
  
2/7/2007

Forum Bouddhiste: L'Arbre des Refuges

 
 
Bientôt ! 
 
L'arbre des Refuges est un forum ouvert à tous ceux et à toutes celles qui sont en quête de Spiritualité, d'une Meilleure Ethique de Vie, d'une Etude de l'Esprit et d'un Monde plus sain.
 
L'Ouverture du Forum 15 Février 2007


 

 

Forum Bouddhiste: L'Arbre des Refuges


 


 

11/23/2006

Pourquoi le Bouddhisme ?

 

Par Sa Sainteté le Dalaï Lama

Introduction et enjeux

Extrait de l'enseignement donné par Sa Sainteté le Dalaï-lama sur le Chemin du Bodhisattva.

Regardons autour de nous ce monde que l'on appelle "civilisé" et qui depuis plus de 2000 ans a cherché à obtenir le bonheur et à éviter la souffrance ; il l'a fait par de faux moyens ; par la tromperie, la corruption, la haine, l'abus du pouvoir et l'exploitation des êtres. Il n'a cherché qu'un bonheur individuel et matériel, en opposant les individus aux uns aux autres, les races les unes aux autres, les systèmes sociaux les uns aux autres ; il a abouti à une période de peur, de souffrance, de meurtre, de famine. Si en Inde, en Afrique et dans d'autres pays la misère et la famine peuvent régner, ce n'est pas que les richesses naturelles manquent, ce n'est pas que les moyens d'amener un bien-être durable fassent défaut. Mais chacun a cherché son propre profit sans crainte d'opprimer les autres pour ce but égoïste, et ce triste et pitoyable monde en est résulté. La racine de cette civilisation est pourrie, le monde souffre et, s'il continue dans cette voie, il souffrira de plus en plus.

Certaines personnes possédant un bagage intellectuel et culturel important et pensant certainement avoir l'esprit large, croient que le Dharma est sans utilité, ou qu'il est bon pour ceux qui vivent dans des régions frustes et isolées.

Mais qu'est-ce que le Dharma ? Ce n'est évidemment pas porter un costume spécial, construire des monastères et s'adonner à des rites compliqués... Ceci peut accompagner la pratique du Dharma, mais n'est, en aucune façon, le Dharma. La vraie pratique du Dharma est intérieure ; c'est un esprit paisible, ouvert et généreux, un esprit que l'on a su dompter, qui est complètement contrôlé. Si même l'on pouvait réciter par cœur tout le Tripitaka, mais qu'on soit égoïste et qu'on fasse du mal aux autres, on ne pratiquerait pas le Dharma. La pratique du Dharma est celle qui permet d'être vrai, fidèle, honnête, humble..., d'aider et de respecter les autres et de se sacrifier pour eux. Chercher à accumuler des possessions ou à obtenir un meilleur niveau social n'amènera ni confiance ni paix. Devant les puissants de ce monde, certaines gens s'inclinent bien bas, les flattent de leur mieux, mais derrière eux ils les critiquent et les méprisent. Ceux qui excitent l'envie n'ont souvent pas de tranquillité d'esprit et sont inquiets et tourmentés à l'idée de perdre ce qu'ils ont pu acquérir au prix de difficultés. Lorsque nous mourrons nous devrons tout laisser derrière nous, même les plus solides placements bancaires qui nous auront donné tant de soucis. Nous devrons aussi laisser nos parents, nos amis. Si notre vie n'a pas été honnête nous pourrons en ressentir un grand repentir, mais nous ne pourrons en tout cas pas profiter du "fruit" de notre malhonnêteté. Nous devrons laisser notre corps. Mon corps aussi, celui de Tenzin Gyatso, je devrai le laisser, et ma robe de moine que je n'ai jamais quittée, même pour une seule nuit ; donc nous laisserons tout, et si nos seules possessions ont été matérielles et égoïstes nos derniers moments seront troublés par l'inquiétude et la tristesse.

Discipliner son esprit, renoncer au superflu, vivre en harmonie avec les autres et avec soi-même nous assurera le bonheur, même si notre vie quotidienne est médiocre, même si nous tombons dans la misère, car nous aurons été bons et bienveillants et les autres nous aideront : nous ne devons pas oublier que dans l'être humain le plus perverti et le plus cruel, tant qu'il est un être humain, existe une petite graine d'amour et de compassion qui fera de lui, un jour, un Bouddha.

Maintenant nous devons penser aussi à notre vie prochaine. La loi du karma n'est pas aisée à comprendre, non plus que la réincarnation. Mais si nous analysons très profondément les données de l'existence, avec un esprit honnête et sans parti pris, nous les comprendrons. Et nous nous en réfererons aussi aux enseignements du Bouddha qui a affirmé la réincarnation. Tout ce qui arrive individuellement ou collectivement, arrive par la loi du karma. Le bon chemin que nous aurons suivi donnera ses fruits pour la vie suivante, l'effort que nous aurons fourni permettra d'obtenir un esprit noble et pur. (...) Dharma équivaut à noblesse, et c'est pourquoi, si quelqu'un rejette le Dharma, c'est qu'il n'en comprend pas le sens. Le Dharma est la seule possibilité d'obtenir le bonheur.

(Extrait de "L'enseignement du Dalai-Lama" publié chez Albin Michel, collection spiritualités vivantes.)

 

Sa Sainteté le Dalaï Lama

10/3/2006

Karma

 

 

Karma

 

 

 

Ceci, dit le Bouddha, n'est ni votre corps ni le corps d'autrui ; il faut le considérer comme produit par l'acte passé [karma],

 

acte achevé, intentionnel, source d'impressions affectives. Ce qu'on a l'intention de faire et ce qu'on projette et ce dont on

 

se préoccupe, c'est sur cela que la conscience prend appui pour s'établir.


Parce qu'elle a pris un point d'appui, la conscience subsiste et, subsistant et se développant, il y a tension [nati], et parce

 

qu'il y a tension, il y a "propension vers", allée et venue, et en raison de celle-ci, naissance, vieillesse, mort quant à l'avenir,

 

 et lamentation, angoisse, douleur et désespoir. Voici comment surgit cette masse entière de souffrance.

 

 

Bouddha

 

 

 

Le Sutra du Coeur de la Grande Perfection de Sagesse

 

 

Le Sutra du Coeur de la Grande Perfection de Sagesse

 

Un des textes bouddhiste les plus récités dans les monastères de la tradition du Mahayana au Tibet, en Chine et au Japon

Par Nagarjuna

LE SUTRA du COEUR DE LA GRANDE PERFECTION DE CONNAISSANCE TRANSCENDANTE

Om hommage à l’Arya, la Bhagavat, la Perfection de Connaissance transcendante

L’Arya Bodhisattva Avalokitesvara se mouvait dans le cours profond de la Perfection de Connaissance transcendante ; il regarda attentivement : il vit cinq agrégats, vides dans leur nature propre.

Voici Sariputra, forme est vacuité et vacuité est forme ; forme n’est autre que vacuité, vacuité n’est autre que forme ; là où il y a forme, il y a vacuité, là où il y a vacuité, il y a forme ; ainsi en est-il des sensations, des notions, des samskara et de la connaissance discriminative.

Voici, Sariputra, tous les Dharma ont pour caractéristique la vacuité ; ils sont sans naissance et sans annihilation, sans souillures et sans pureté, sans déficience et sans plénitude.

C’est pourquoi, Sariputra, dans la vacuité, il n’y a ni forme, ni sensations, ni notions, ni samskara, ni connaissance discriminative ; ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental ; ni formes, ni sons, ni odeurs, ni goûts, ni objets tangibles, ni objets mentaux ; ni élément de la vue jusqu’à ni élément de la connaissance mentale ni absence de Vue, ni cessation de l’absence de Vue jusqu’à ni déclin et mort, ni cessation du déclin et mort ; ni malheur, ni origine, ni extinction, ni Sentier ; ni connaissance, ni obtention, ni absence d’obtention.

C’est pourquoi, Sariputra, le Bodhisattva, par sa qualité de "sans obtention", prenant appui sur la Perfection de Connaissance Transcendante, demeure la psyché libre d’obnubilations. N’ayant pas d’obnubilations de la psyché, il ne tremble plus, il a surmonté les méprises et il atteint finalement Nirvana.

Tous les Bouddhas qui se tiennent dans les trois périodes de temps, prenant appui sur la Perfection de Connaissance Transcendante, se sont pleinement Eveillés du Parfait et Complet Eveil.

C’est pourquoi on doit connaître la Perfection de Connaissance Transcendante comme le grand mantra, le mantra de grande Vue, le mantra ultime, le mantra sans égal, celui qui soulage de tout malheur, vrai, sans erreur. Par la perfection de Connaissance Transcendante ce mantra a été proclamé, le voici :

OM GATE GATE PARAGATE PARASAMGATE BODHI SVAHA

("Allée, Allée, Allée au-delà, Allée complètement au-delà, Bodhi, Svaha").

Telle est la conclusion du Coeur de la perfection de la Connaissance transcendante.

Traduit du Sanskrit par l’Anagarika Prajnananda (René Joly).

Nagarjuna

 

 

5/17/2006

Le soûtra de la libération individuelle

Le soûtra de la libération individuelle

 

Sans plus jamais commettre le mal,

Pratique la vertu à la perfection,

Maîtrise totalement ton esprit :

Tel est l’enseignement du Bouddha.

 

« Ces vers signifient qu’il faut renoncer à tout acte négatif et accomplir les actions bénéfiques. On entend par « négatif » L’attachement à soi-même, l’aversion à l’égard d’autrui et l’ignorance. Ces trois poisons induisent les dix actes négatifs suivants : le meurtre, le vol, l’inconduite sexuelle, le mensonge, la calomnie, la violence verbale, les bavardages inutiles, la convoitise, la malveillance et les vues erronées. A aucun prix, vous ne devez commettre ces dix actes, ni induire autrui à les perpétrer ou vous réjouir à leur spectacle. Si vous êtes incapables de rejeter la moindre action négative comme s’il s’agissait d’un poison, il s’ensuivra de grandes souffrances. Ainsi que le dit très clairement l’Udanavarga :

 Commettre même un infime méfait

Entraînera grande peur et profonds tourments

En la prochaine existence

Et revient à avaler du poison.

 

Shabkar

 

4/26/2006

LE SUTRA DE LA VERITE

 

LE SUTRA DE LA VERITE

 

Amis, quelle est la vérité de la voie menant à la fin de la souffrance ? Ce n'est que le Noble Sentier Octuple, à savoir : Compréhension Juste, Pensée Juste, Parole Juste, Action Juste, Moyen d'Existence Juste, Effort Juste, Attention Juste, Concentration Juste.

Amis, qu'est-ce que la Compréhension Juste ? C'est en fait, amis, la connaissance de la souffrance, l'apparition de la souffrance, la cessation de la souffrance, le sentier menant à la cessation de la souffrance. Amis, telle est la Compréhension Juste.

Amis, qu'est-ce que la Pensée Juste ? La pensée du renoncement, de l'affranchissement de la méchanceté, de l'affranchissement, de la cruauté. Amis, telle est la pensée juste .

Amis, qu'est-ce que la Parole Juste ? C'est s'abstenir de mentir, de calomnier, de parole dure, de parole inutile . Amis, telle est la Parole Juste

 

Amis, qu'est-ce que l'action juste ? C'est s'abstenir de tuer, de voler, de commettre l'adultère. Amis, telle est l'Action Juste.

Amis, qu'est-ce que le Moyen d'Existence Juste ? Amis, c'est un noble disciple renonçant aux moyens de vivre illicites pour mener une vie honnête. Amis, tel est le Moyen d'Existence Juste.

Amis, qu'est-ce que l'Effort Juste ? C'est un disciple qui espère, lutte, s'efforce, maîtrise son mental, s'exerce pour combattre l'apparition du Mal et de mauvaises pensées.

 

Il espère, lutte, s'efforce, maîtrise son mental, s'exerce pour l'apparition de bonnes pensées.

 

Il espère, lutte, s'efforce, maîtrise son mental, s'exerce pour la stabilité, pour l'absence de confusion, pour la croissance, la plénitude, et la culture du mental, pour la consolidation des bonnes pensées apparues ; Amis, tel est l'effort juste .

 

Amis, qu'est-ce que l'attention juste ? Amis, c'est un disciple qui vit en voyant le corps dans sa réalité, zélé, réfléchi, attentif, discipliné dans un monde sans cupidité ni découragement ; qui vit en voyant le sentiment dans sa réalité, zélé, réfléchi, attentif, discipliné dans un monde sans cupidité ni découragement ; qui vit en voyant le mental dans sa réalité, zélé, réfléchi, attentif, discipliné dans un monde sans cupidité ni découragement. Amis, telle est l'attention juste.

Amis, qu'est-ce que la Concentration Juste ? C'est un disciple détaché des plaisirs des sens, détaché des états mentaux malsains, qui entre et demeure dans le premier jhana, accompagné par une pensée appliquée et soutenue avec une extase et un bonheur nés lors de la retraite.

Avec le fléchissement de la pensée appliquée et soutenue il entre et demeure dans le deuxième jhana, qui possède une confiance interne et une unification de la pensée, est sans pensée appliquée ni soutenue, et est rempli d'extase et de bonheur nés lors de la concentration. Avec la disparition de l'extase, il demeure dans l'équanimitié, attentif et judicieux, et il expérimente sur sa propre personne ce bonheur dont la noble personne dit : " heureux celui qui vit dans l'équanimitié et est attentif " . Alors il entre et demeure dans le troisième jhana. Avec l'abandon du plaisir et de la souffrance, et avec la précédente disparition de joie et peine, il entre et demeure dans le quatrième jhana qui n'a ni douleur ni plaisir et possède la pureté de l'esprit grâce à l'équanimitié. Amis, telle est la Concentration Juste .

Amis, telle est la vérité de la voie menant à la fin de la souffrance.

 

Bouddha

 

 

 

4/23/2006

Les sept formes de l'orgueil

Les sept formes de l’orgueil

Sept stances extraites du "Conseils au roi" concernant l’orgueil

Par Nagarjuna

 

406. La suffisance est présomption,
L’inattention éloigne de la vertu,
L’orgueil prend sept aspects
Que je vais expliquer séparément.

407. Prétendre être inférieur à l’inférieur,
Égal à l’égal,
Supérieur ou égal à l’inférieur,
Cela est dit orgueil [d’égoïsme].

408. L’orgueil extrême, c’est se flatter d’être égal
À ceux qui, par quelque [qualité], nous sont supérieurs ;
Penser que l’on est plus éminent
Que les plus éminents

409. Qui se prétendent supérieurs,
Est l’orgueil surpassant l’orgueil.
Il est très pervers,
Telle une tumeur infectée.

410. Par ignorance, penser « je »
Au regard des cinq [agrégats] vides
Dits « appropriation »,
Cela est [l’orgueil de] la pensée « je ».

411. Imaginer avoir atteint des fruits qui n’ont
pas été atteints,
Cela constitue l’orgueil de supériorité ;
Se louer de la perpétration de méfaits
Est connu par les sages comme l’orgueil erroné.

412. Se mépriser en disant :
« Je suis inutile »,
Cela est l’orgueil d’infériorité.
Tels sont, brièvement exposés, les sept [orgueils].

 

http://www.buddhaline.net/sommaire.php3

 

 

3/24/2006

L'incendie du coeur

Extrait du livre « L’incendie du cœur, le chant tantrique du frémissement » de Daniel Odier

 

Un jour un vieux maître sur le point de mourir donne la transmission de la lignée à l’un de ses disciples. Celui-ci profitant du dernier moment avec son maître, ne peut s’empêcher de faire une ultime tentative :

« Maître, lorsque mes disciples viendront me voir avec l’espoir que je leur donne des directives sur une éthique en accord avec l’enseignement, n’y a-t-il vraiment rien à leur transmettre ?

-Ecoute bien, dit le maître dans un dernier élan de générosité. Ce que l’esprit aime, c’est formé des concepts, comparer, émettre des jugements, aller au fond des choses, former une image fixe des enseignements et les transformer en certitudes. Bien que cela ne soit pas vraiment la vue que nous développons, donne leur la permission de le faire car ils ne pourront s’en empêcher. Qu’ils laissent l’esprit aller où bon lui semble, dans une totale liberté, dans un non-conformisme absolu, sans être limité par des injonctions et des tabous. Essaie simplement de leur faire saisir que tout mouvement est yoga à partir du moment où personne ne revendique la propriété de cette pensée. Laisse aller la pensée où bon lui semble sans aller jusqu’au point où tu crois que c’est ta pensée. Sois comme une plume légère dans un haut défilé montagneux ; porté par les courants chauds, elle monte, poussée par les courants froids, elle descend. Elle virevolte de gauche à droite mais ne conçoit pas ce que mouvement est issu de sa propre volonté.

 

- Et qu’en est-il pour les expériences sensorielles ?

 

- Ce que l’œil aime par-dessus tout, c’est contempler des formes harmonieuses et se laisser porter par la joie de ce regard. Laisse ton œil épouser les formes qui le touchent, explorer les mouvements de la matière et des êtres, mais ne va pas jusqu'à penser que c’est toi qui voit le monde. Il y a une immense arrogance à croire que notre regard va vers les objets. Ressens que le ciel te regarde et que tout est regard.

 

- Comment considérer le toucher ?

 

- Ce que la peau aime par-dessous tout, c’est être en contact avec d’autres peaux, avec des matières subtiles et vivantes, se glisser dans un cours d’eau, un lac, l’océan ou l’espace. Alors laisse ta peau aller vers ce qui l’attire et entretiens le frémissement fondamental. Sois comme un instrument touché par le corps du musicien. Laisse vibrer en profondeur toutes les harmoniques qui montent en toi, mais essaie de ne pas aller jusqu’au point où tu conçois que c’est ta peau qui entre en contact avec l’univers.

 

- Et pour l’ouïe ?

 

- ce que l’oreille aime par-dessus tout, c’est entendre des sons mélodieux, goûter à la musique des êtres et du monde. Libère ton ouïe de toute limite et permets-lui de goûter à l’harmonie, mais ne va pas jusqu’au point où tu penses que c’est ton ouïe qui écoute l’univers.

 

- Pour le goût ?

 

- Ce que le nez aime, c’est être en contact avec des fragrances délicieuses. Il aime goûter aux parfums délicats des plantes et des êtres, il aime respirer l’espace, la pluie qui tombe sur une forêt, l’odeur délicieuse d’un être qui s’abandonne. Alors, permets à ton nez de respirer le monde, mais ne va pas jusqu’à croire que c’est ton nez.

 

- Que se passe-t-il si le yogin et la yoginî réussissent ce prodige.

- Alors toute perception est perception spatiale et toute la beauté du monde nous ramène sans cesse à l’illimité, mais si l’ego collecte nos impressions sensorielles, il les utilise pour construire sa forteresse et s’isoler du monde. Jouir de la beauté est le plus profond des yogas si personne ne capture la perception. C’est mon dernier enseignement, il est l’accomplissement de toute l’approche de Mahâmudrâ, transmets-le à ceux qui en sont dignes et qui pourront survoler la sensation comme le soleil et la lune survolent les nuées. »

Alors le vieux maître sortit, il regarda la vallée une dernière fois, huma l’odeur de la forêt, caressa une pierre, s’assit sur le sol, il but une goutte de rosée qu’il préleva sur une feuille et s’éteignit en abandonnant son corps, ses émotions et sa pensée à l’espace.

 

http://www.danielodier.com/

 

1/22/2006

Equanimité

 

 

 

 

"Grand Esprit, aide-moi à ne jamais juger un autre avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois semaines".

Prière indienne

12/14/2005

La pratique de l'amour universel [Metta]

 

METTA :

L‘AMOUR UNIVERSEL

 

 

La Metta n’est pas une fraternité politique, raciale, nationale, ni même religieuse . La fraternité politique se limite juste à ceux qui partagent les mêmes opinions, tels les démocrates socialistes, communistes et autres . Les fraternités raciale et nationale, se confinent juste à ceux de la même race et pays. Les gens différents sont regardés avec méfiance et peur . Metta n’est pas non plus la fraternité religieuse . Même en ce soi disant éclairé xxème siècle, certains fidèles d’une religion haïssent, persécutent et même tuent ceux ayant des croyances différentes . Si à cause des vues religieuses, des gens des différentes foi ne peuvent se rencontrer sur une base commune comme frères et sœurs, alors certainement les missions des compatissants Maîtres spirituels du monde ont lamentablement échoués . La douce Metta transcende tout cela . Elle est sans limite, sans barrière, et ne fait pas de discrimination . Metta nous donne la possibilité de regarder le monde entier comme la terre natale de tous les êtres .

METTA

La pratique de la bienveillance universelle est également recommandée au coucher et au lever. Il est dit qu’elle vous aide à bien dormir et qu’elle prévient les cauchemars. Elle vous aide aussi à vous lever le matin. Elle vous rend plus amical et ouvert envers le monde, amis ou ennemis, humains ou autres.

Au Commencement de toute séance de méditation, dites en vous-même les phrases suivants. Ressentez réellement l’intention correspondante :

Que je sois bien portant, heureux et en paix. Qu’il ne m’arrive aucun mal. Que je ne rencontre ni difficultés ni problèmes. Puissè-je toujours connaître le succès.

Que je sois également patient, courageux, compréhensif et déterminé à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échec inévitables dans la vie.

Que mes parents soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucune mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Que ceux qui m’enseignent soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal.

Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Que tous les membres de ma famille soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Que mes amis soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Que toutes les personnes qui me sont indifférents soient bien portantes, heureuses et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal . Qu’elles ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’elles soient également patientes, courageuses, compréhensives et déterminées à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

 

Que mes ennemis soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Que tous les êtres vivants soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal.

Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès.

Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

 

[Jacques Gaudichan]

 

 
 
 
12/12/2005

Metta Sutta (encore une fois)

  Metta Sutta
L'amour universel

 

            Voici ce qui doit être accompli par celui qui est sage, qui recherche le bien et a obtenu la Paix.

            Qu'il soit appliqué, droit, parfaitement droit,
            Docile, doux, humble, content,
            Aisément satisfait;
            Qu'il ne se laisse pas submerger par les affaires du monde,
            Qu'il ne se charge pas du fardeau des richesses,
            Que ses sens soient maîtrisés;
            Qu'il soit sage, sans orgueil
            Et ne convoite pas des biens de famille.

            Qu'il ne fasse rien qui soit mesquin
            Et que les sages puissent réprouver.

            Que tous les êtres soient heureux.

            Qu'ils soient en joie et en sûreté.

            Toute chose qui est vivante,
            Faible ou forte,
            Longue, grande ou moyenne,
            Courte ou petite, visible ou invisible,
            Proche ou lointaine, née ou à naître,
            Que tous ces êtres soient heureux.

            Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être
            Si peu que ce soit;
            Que nul, par colère ou par haine,
            Ne souhaite de mal à un autre.

            Ainsi qu'une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant,
            Ainsi avec un esprit sans limite doit-on chérir toute chose vivante,
            Aimer le monde en son entier,
            Au-dessus, au-dessous et tout autour,
            Sans limitation,
            Avec une bonté bienveillante et infinie.

            Étant debout ou marchant,
            Étant assis ou couché,
            Tant que l'on est éveillé on doit cultiver cette pensée.
            Ceci est appelé la suprême manière de vivre.

            Abandonnant les vues fausses,
            Ayant la vision intérieure profonde,
            Vertueux, débarassé des appétits des sens,
            Celui qui est perfectionné ne connaîtra plus la renaissance.

 

http://www3.sympatico.ca/jonathan.cot-paru/metta.htm

 

 


12/11/2005

L’entraînement de l’esprit en huit stances

L’entraînement de l’esprit en huit stances

Par Gadampa lang ri tang ba

 

 

Avec la volonté d'accomplir
      Le bonheur suprême de tous les êtres,
      Tellement plus précieux que le joyau qui exauce les souhaits
      J'apprendrai à les choyer comme un trésor inestimable.

 

En toute assemblée, j'apprendrai
 À me regarder comme le plus humble,
 Mais du fond du cœur et avec respect,
 Je tiendrai autrui en suprême estime.

 

M'exerçant à passer tous mes actes
       Au crible de ma conscience,
       Dès que s'annonce en moi quelque passion brûlante,
       Menaçant ma paix et celle d'autrui,
       Je l'affronte hardiment et préviens le danger.

 

Je m'exercerai à aimer les êtres de nature ombrageuse,
    Et ceux que hantent de lourds péchés et que tourmente
    la souffrance,


    Les rencontrer sera pour moi comme si de tous les trésors,
    j'avais trouvé le plus précieux,
    La perle rare inespérée.

 

Si d'autres gens par jalousie me traitent mal,
    Me calomnient, me font outrage et autres torts,
    J'apprendrai à m'attribuer sans réserve la défaite
    Et à leur offrir la victoire.

 

Si celui à qui j'ai prodigué tous mes bienfaits
     Et dont j'espérais tant, contre toute raison,
     Me blesse profondément, j'apprendrai
     À voir en lui l'ami spirituel excellent.

 

En bref, à tous sans exception, je m'exercerai à offrir,
      Directement et indirectement, aide et bonheur,
      Et avec tout le respect que méritent des mères,
      Je me chargerai de leur mal et de leur souffrance.

 

Apprenant à garder sans tache ces pratiques,
    Libre des corruptions des huit soucis mondains,
    Connaissant toute chose comme illusion magique,
    De mon attachement je briserai les liens.

 

 

12/2/2005

Shabkar

Shabkar

Autobiographie d’un yogi tibétain

Un jour, alors que je me rendais à Ourguéh, l’un de mes amis du Dharma m’apostropha ainsi : «  Tiens ! Je te croyais en retraite dans ta grotte. Tu l’as terminée ? » En guise de réponse, je lui expliquai ma conception de la retraite sous forme de versets humoristiques :
Je me prosterne aux pieds du maître incomparable,
Protecteur des êtres dont l’esprit ne fait qu’un
Avec celui de Samantabhadra.
Bienheureux ami,
Ecoute attentivement.
Pour le yogi de la Grande Perfection secrète
On ne sort pas de retraite,
Pas plus qu’on n’y entre.
Dans la simplicité au-delà des concepts
Il n’y a pas de seuil à franchir.
Si l’on s’en tient à la stricte observance des périodes de retraite,
On ne mérite pas le nom de retraitant.
Voici comment j’effectue une retraite :
Dans l’ermitage de mon propre corps
Doté des six caractéristiques
Et des trois vœux purs,
Je balaie la poussière des fautes des trois portes ;
Dans la rivière des quatre initiations
Je lave les souillures.
Assis sur mon coussin :
La conscience fondamentale,
Base des pensées grossières et subtiles,
Moi, le yogi de la présence éveillé,
Qui est par nature lumineuse et connaissante,
Je demeure dans la retraite
De l’état libre et spontané.
Libéré pensées discursives
Je demeure dans l’enceinte
De la méditation naturelle.
Redoutant les visiteurs : La torpeur et le débridement,
Je délimite ma retraite
Avec les piliers de la stricte vigilance.
J’ai pour seule servante la vacuité
Par laquelle tout ce qui apparaît
Se libère dès son surgissement même.
Voici ma pratique de l’étape de création :
Dans l’incommensurable palais
De la pureté primordiale née d’elle-même,
L’univers et les êtres apparaissent
Comme un déploiement de divinités, visibles et cependant irréelles.
Tous les sons étant la résonance de la vacuité,
La prière n’est jamais interrompue.
Les pensées libérées d’elles- mêmes
Sont l’immensité du Dharmakaya.
J’offre nourriture et boisson,
Véritable festin sacré, assemblée de mérites,
Que je porte aux lèvres de l’absolu.
Quand la contemplation imprègne tous les actes,
Tels que marcher, s’asseoir ou dormir,
C’est là le sceau du Mantrayana.
De même qu’il n’est point d’obscurité dans le soleil,
Pour le yogi, l’univers et les êtres sont des déités ;
Et il est comblé.
De même qu’il n’est point de caillou sur une île d’or,
Pour le yogi, chaque son est la résonance des mantras ;
Et il est comblé.
Tout comme le vol de l’oiseau dans le ciel clair
Ne laisse nul sillage,
Pour le yogi, les pensées sont la nature absolue ;
Et il est comblé.
Dans la vaste conscience claire libérée des pratiques formelles,
La pratique du yogi est détendue et sereine ;
Et il est comblé.
Dans l’état indivisible où, dès l’origine,
Les étapes de création et de perfection sont indissociables,
On peut pratiquer ou laisser les choses telles qu’en elles-mêmes ;
Même si l’on s’astreint à une intense discipline,
En vérité,  il n’y a rien à accomplir.
J’ai compris que les phénomènes sont le Dharmakaya
Qui transcende tout labeur mental.
Toi aussi, mon ami, comprends-le.
Défie-toi des discours intellectuels
Et reconnais la vaste nature égale du non-né.
Quant  la durée d’une telle retraite :
Lorsque au moment de la mort, la chrysalide du corps enfin se déchire,
Et qu’on est libéré dans la claire lumière du Dharmakaya,
Alors advient la véritable « abolition du seuil de la retraite ».
Consacrer toute sa vie à une solitude
Transcendant les périodes de retraite
Etait la pratique des grands yogis d’antan.
Ha ! Ha !
Je ne faisais que plaisanter,
Car je ‘ai jamais rien fait de tel !

Lorsque j’eus terminé, mon ami me dit : « Vraiment, ta façon d’effectuer une retraite est admirable. Je souhaite que mon esprit, l’ermite, demeure ainsi que tu viens de le décrire,
Dans l’ermitage de mon corps. »

Traduit par Mathieu Ricard et Carisse Busquet :
Shabkar, Autobiographie d’un yogi tibétain
" Une source d'inspiration pour les disciples du Bouddhisme, mais aussi pour tous les lecteurs à quelque horizon qu'ils appartiennent." Le Dalaï-lama


11/28/2005

Un prérequis de l'Eveil

 

Un prérequis de l'Eveil

"Si les errants qui sont membres d'autres sectes devaient vous demander, 'Quels sont, ô mon ami, les prérequis pour le développement des ailes de l'éveil par soi-même?' vous devriez répondre, 'Il y a le cas où un moine a des gens admirables pour amis, compagnons, et collègues. Ceci est le premier prérequis pour le développement des ailes de l'éveil par soi-même.'"

-- AN IX.1

 

 

Assumer la responsabilité de ses actions

 

Assumer la responsabilité de ses actions

"'Je suis propriétaire de mes actions (kamma), héritier de mes actions, né de mes actions, apparenté à mes actions, et j'ai mes actions pour arbitre. Quoi que je fasse, en bien ou en mal, j'en hériterai'...

"[C'est un fait sur lequel] on devrait souvent réfléchir, qu'on soit une femme ou un homme, laïc ou ordonné...

"Or donc, à partir de quelle suite de raisonnement devrait-on souvent réfléchir... que 'Je suis le propriétaire de mes actions (kamma), héritier de mes actions, né de mes actions, apparenté à mes actions, et j'ai mes actions pour arbitre. Quoi que je fasse, en bien ou en mal, serai-je l'héritier de cela'? Il y a des êtres qui se conduisent mal de corps... en paroles... et en esprit. Mais quand ils réfléchissent souvent sur ce fait, cette mauvaise conduite de corps, de paroles, et d'esprit sera soit entièrement abandonnée ou affaiblie...

"Un disciple des nobles personnes considère ce qui suit: 'Je ne suis pas le seul qui soit propriétaire de mes actions, héritier de mes actions, né de mes actions, apparenté à mes actions, et qui ait mes actions pour arbitre; qui -- quoi que je fasse, en bien ou en mal, serai l'héritier de cela. Dans la mesure où il y a des êtres -- passés et futurs, disparaissant et réapparaissant -- tous ces êtres sont le propriétaire de leurs actions, héritiers de leurs actions, né de leurs actions, apparentés par leurs actions, et vivent en dépendance de leurs actions. Quoi qu'ils fassent, en bien ou en mal, de cela ils seront les héritiers.' Lorsqu'il ou elle réfléchit souvent à ceci, les [facteurs de la] voie prennent naissance. Il ou elle s'en tient à cette voie, la développe, la cultive. Comme il ou elle s'en tient à cette voie, la développe et la cultive, les chaînes sont abandonnées, les obsessions détruites."

-- AN V.57

11/5/2005

Padmasambhava : Traité sur la nature de l'esprit

Padmasambhava  :

 

Traité sur la nature de l'esprit

 

Cet esprit un qui pénètre toute vie et toute libération,

N'est pas reconnu bien qu'il soit notre propre nature fondamentale.

Son flux est constant mais nous l'ignorons.

Son intelligence lumineuse et sans faille n'est pas perçue

Alors qu'elle émerge de toute chose.

Les héros ont proclamé l'inconcevable

Et la totalité des enseignements les plus secrets

Ne disent rien d'autre que cette suprême réalisation.

Bien que les écritures soient aussi vastes que le ciel,

Elles n'enseignent rien d'autre que cet esprit d'identité,

Cette introduction directe est réservée aux héros.

Elle seule vous fait pénétrer l'absolu de plein pied.

Victoire !  

Vous, mes enfants fortunés, écoutez !

"L'Esprit" ce mot si connu et si méconnu,

Les êtres n'en savent rien !

Leur compréhension manque l'essentiel !

Cette réalité leur échappe !

Aliénés par l'individualité, ils passent à côté de la nature de l'esprit

Et du même coup à côté de leur propre nature.

Ils errent dans l'incertitude des trois royaumes,

Et manquent l'essentiel !

Les ascètes et les maîtres clament leur compréhension

Mais ignorent ce trésor !

Paralysés par les textes et leur propre connaissance,

Ils ne touchent pas à la transparence spatiale de l'esprit !

Fascinés par le sujet et l'objet,

Modérés et extrémistes passent à côté de ce trésor.

Par le rituel tantrique, ils s'en éloignent,

Par la pratique, ils se ferment les yeux,

Même ceux qui se réclament de Mahamûdra et du Dzogchen

sont limités par leur propre intelligence ;

Ils errent dans la dualité et le non dualisme !

N'allant pas plus loin, ils ne connaissent pas l'éveil authentique !

Vie et libération sont ton propre esprit,

Ne sois pas prisonnier d'une compréhension qui se mord la queue

En un cycle sans fin ! Abandonne choix et détermination !

Alors, abandonne tout cela et réside en ta royale inaction

Et par cet enseignement, réalise sur le champ,

Ta Grande Libération naturelle,

Par la vision de ton intelligence dénudée jusqu'à la moelle

Réalise cette perfection innée de l'Esprit !

L'Esprit, par cette lumineuse prise de conscience absolue,

Existe et n'existe pas, tout à la fois !

Il est à la source du plaisir, de la douleur et de la liberté.

Les enseignements le nomment : réalité de l'esprit,

Le Soi ou le non-Soi,

L'Esprit inné,

la Nature Absolue

Le Grand Sceau,

 

10/27/2005

Le traité de bodhidharma

 
Le traité de bodhidharma
 
Dans lequel le second patriache huike réponde à la requête
d'un disciple qui lui demande de le confesser : "Huike : " Apporte-moi
tes fautes, et je te confesserai." Le disciple :" Mes fautes n'ont ni forme ni caratère sassisable, comment pourrai-je vous les apporter ?"
Huike : " Te voilà donc confessé par mes soins. Retourne à ta cellule. Si tu avais commis une faute, tu devrais certes la confesser ; mais puisque tu n'en trouves aucune, tu n'as pas besoin de confession."
Le disciple : " Dites-moi, maître ! Comment trancher mes passions. " Maître : " Où sont-elles donc, pour que tu désires les trancher ? " Le disciple : " Je l'ignore."
Maître : " Si tu l'ignores, c'est qu'elles sont comme l'espace. Quelle idée te fais-tu de l'espace, pour parler de le trancher !"
Le disciple :" N'est-il pas dit dans le un sûtra : Tranchez tout ce qui est mal, cultivez tout ce qui est bien, et vous deviendrez Bouddha ? "
Le Maître : " Ce ne sont là que les fausses notions objetivées par ton esprit ".
 
 
10/25/2005

...hors-castes

...hors-castes,

 

Je suis né dans une famille de basse condition,
pauvre, avec presque pas de nourriture.
Mon travail était dégradant:
Je recueillais les fleurs,
fanées, gâchées des sanctuaires
    et les jetais.
Les gens me trouvaient dégoûtant,
me méprisaient, me dénigraient.
Abaissant mon cœur,
Je faisais preuve de révérence à plusieurs.

Alors je vis l'Eveillé par Lui-même,
encadré par un escadron de bikkhus,
le Grand Héros, entrer dans la cité,
suprême, des Magadhans.
Jetant bas ma perche de transport,
je m'approchai de lui pour lui faire révérence.
Lui -- l'homme suprême -- se tint immobile
    par sympathie
    juste
    pour moi.
Après avoir rendu hommage
aux pieds du maître,
    je me tins d'un côté
    et à lui, suprême parmi tous les êtres vivants,
je demandai à quitter la vie domestique.
L'Enseignant compassionné,
sympathique à tout le monde, dit:
    "Viens, bikkhu."
Ce fut là mon Acceptation formelle.

Seul, j'ai demeuré au désert,
    infatigable,
j'ai suivi les paroles du Maître,
tout comme lui, le Conquérant, m'avait enseigné.

A la première veille de la nuit,
    je me suis rappelé mes vies antérieures;
à la veille de minuit,
    j'ai purifié l'œil divin;
à la dernière,
    a explosé la masse de l'obscurité.

Alors, comme finissait la nuit
et que le soleil revenait,
Indra et Brahma vinrent me rendre hommage,
les mains paume-à-paume sur leur cœur:
    "Hommage à vous, ô pur-sang des hommes,
    Hommage à vous, ô homme suprême,
    dont les fermentations sont finies.
    Vous, cher monsieur, êtes digne d'offrandes."

 

10/21/2005

Tendresse aimante

 

Tendresse aimante

"Ici, bhikkhus, une certaine personne a son cœur imbu de tendresse aimante s'étendant sur un quart, de même pour le second quart, de même pour le troisième quart, de même pour le quatrième quart, et ainsi au-dessus, au-dessous, autour, et partout, et à tout comme pour elle-même; elle a le cœur abondant, exalté, sans bornes dans la tendresse aimante, sans hostilité ni mauvaise volonté, s'étendant au-dessus du monde tout entier."

Canon pali

 

 

Pour soi-même, pour les autres

 

Pour soi-même, pour les autres

"De deux personnes qui pratiquent le Dhamma en ligne avec le Dhamma, en ayant un sens du Dhamma, en ayant un sens de la signification -- celle qui pratique autant pour son propre bénéfice que pour celui des autres, et celle qui pratique pour son propre bénéfice mais pas celui des autres -- celle qui pratique pour son propre bénéfice mais pas celui des autres est à critiquer pour cette raison, celle qui pratique pour les deux, son propre bénéfice et celui des autres est, pour cette raison, à louanger." (canon pali)

 

 

Asanga

 
Asanga
 
Le traité sur les degrés du Bodhisattva (Bodhisattva-bhûmi) :
 
 
" Lorsqu'une femme est seule et que sa pensée est en proie à l'agonie du désir de mettre un terme à son célibat, le Bodhisattva laïc l'aborde avec le dharma d'union sexuelle. Il pense alors : " Puisse-t-elle ne pas développer une pensée d'inimité, qui entraînerait des démérites. Puisse-t-elle au contraire, sous mon influence, abandonner ses pensées malsaines, afin que l'objet de son désir devienne une racine de bien." Adoptant cette pensée de pure compassion, il a recours au dharma de la copulation, et il n'y a pas de faute, mais cela entraîne au contraire beaucoup de mérites."
Néanmoins, Asanga prend soin de préciser que pour un Bodhisattva moine, enfreindre la règle du célibat reste hors de question.
 
 
 

Le traité du désir

 
Le traité du désir
 
" Quand on jouit des plaisirs, on n'est pas rassasié ;
Quand on est privé, on éprouve une grande douleur ;
Quand on ne les possède point, on veut les posséder ;
Quand on les possède, on en est tourmenté."
" Les joies du plaisir sont rares,
Le chagrin et la douleur qu'il distille sont abondants.
A cause de lui, les hommes perdent la vie,
Pareils aux papillons qui se ruent sur la lampe."
 
Lamotte 1944-1980, 2, p.989
 
 
10/19/2005

A refuge contre la douleur

 

A refuge contre la douleur

 

Si tu as peur de la douleur,
si tu n'aimes pas la douleur,
va prendre refuge dans l'Eveillé,
va prendre refuge dans le Dhamma et le Sangha.
Prend les
préceptes:
    Qui te conduiront à ta
libération.

-- Thig XII

 

 

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